Quand l’éditorial du “Washington Post” justifie le coup de force de Trump au Venezuela (courrierinternational)

La capture de Nicolás Maduro dévoile les “fictions” du droit international, assure le comité éditorial du prestigieux quotidien, qui avait déjà salué “une grande victoire pour les intérêts des États-Unis”. Les pages Opinions du titre ont connu un net virage à droite, imposé par son propriétaire, Jeff Bezos, depuis le retour au pouvoir de Trump.
“Le président Donald Trump dévoile des vérités gênantes sur la marche du monde”, écrit le comité éditorial du Washington Post dans l’édition du 6 janvier, évoquant en titre les “fictions juridiques” du droit international, quelques jours après l’opération militaire menée au Venezuela pour capturer le président Maduro.
“Le gouvernement Trump a des objectifs de politique étrangère légitimes au Venezuela, notamment celui d’éjecter l’influence russe, iranienne et chinoise”, affirme cet éditorial. Aux détracteurs qui craignent que l’intervention n’encourage d’autres violations du droit international, le texte répond : “La leçon de cet épisode, ce n’est pas que le droit international sera désormais enfreint impunément. C’est que le droit international constitue toujours une faible contrainte pour un État : Washington a besoin d’autres instruments pour se défendre et protéger ses amis.”
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