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Dossier / Guerre contre l’Iran : Les USA et Israël transforment le Moyen-Orient en champ de bataille

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La guerre déclenchée contre l'Iran est un coup d’épée dans l’eau signé Donald Trump et Benjamin Netanyahou


La partie de poker menteur engagée le samedi 28 février 2026 par la paire Donald Trump - Benjamin Netanyahou contre l’Iran tourne mal. De trop fréquents « Bad Beats » contredisent la campagne de désinformation Occidentale. L’attaque était censée être éclair. Trump et Netanyahu avaient même crié victoire après l’assassinat de l’imam Khamenei et de 165 enfants le premier jour. Ils avaient jubilé en annonçant que 80% des centres de décision et des lanceurs de missiles iraniens avaient déjà été détruits. N’est-ce pas Ryan Zinke, ci-devant membre du Congrès américain, qui déclarait début mars sur Al Jazeera, que la défense et les centres de commandement iraniens avaient tous été détruits, et qu’en moins de 72H, la guerre serait terminée ? La réalité est toute autre : l’Iran a détruit, et continue de détruire les bases américaines du Moyen-Orient ainsi qu’une bonne partie d’Israël

Victime ou bourreau de la haine ?

En vérité, la méthode israélienne qui consiste à assassiner toute l’élite d’un pays pour en prendre le contrôle, ne marche pas. Cela produit même l’effet contraire, et surtout le dégoût de l’humanité toute entière devant une telle démonstration de violence gratuite et de haine.

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En juin dernier, Israël avait bien décapité les Gardiens de la révolution, les cerveaux de la recherche scientifique iranienne et de la résistance palestinienne du Hamas, mais cela ne l’avait pas empêchée de prendre une déculottée monumentale pendant 12 jours. A la grande satisfaction du reste du monde, d’ailleurs. Aujourd’hui encore, la puissance des missiles et autres drones fabriqués par un Iran sous embargo américain depuis plus d’une décennie, prouve au monde entier que la force a changé de camp, et que les USA ne sont plus la plus grande puissance économique et militaire de la planète.
Le fameux « dôme de fer » a vite été débordé par les dizaines de missiles lancés quotidiennement par l’Iran sur toutes les régions d’Israël. A la mi-mars, ils atteignaient le nombre de 700 missiles balistiques et 3500 drones.

La liste des infrastructures israéliennes amochées ou détruites depuis ce fameux 28 février 2026 est impressionnante.
Selon les estimations des sachants russo-chinois, une semaine de frappes chirurgicales sur Tel Aviv, Be'er Sheva, Jerusalem, Bet Shemesh, Lemba Elah et Haïfa ont coûté la vie à plus de 6 généraux, 198 officiers de l'armée de l'air, 460 soldats et 423 réservistes de Tsahal, 32 agents du Mossad (service de renseignement chargé du renseignement extérieur et des opérations spéciales à l’extérieur), 78 agents du Shin Bet (Israeli Security Agency, le service de sécurité intérieure), et 11 scientifiques nucléaires.

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Également dévorées par le feu venu du ciel, l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, les raffineries du port de Haïfa, les usines de désalinisation d’eau, les installations secrètes de Tsahal, la centrale nucléaire de Dimona, etc. Frappés par des missiles qui couvrent la distance de 1700km entre les deux pays en 15mn et même en 4mn, là où il faut normalement 10 à 17H de vol !

Le déluge de feu est si intense que le premier ministre Netanyahou est porté disparu depuis une semaine. Certaines sources affirment que, blessé dans une attaque qui a emporté son frère, il se serait réfugié avec sa famille, ironie du sort, en Allemagne !

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Bien entendu, Israël revendique la mort de plus d’un millier de personnes en Iran et au Liban, mais fait le black-out total sur ses propres pertes. Bien entendu, encore une fois, les images de ce moment historique de l’histoire de l’humanité sont disponibles partout, sauf dans les médias et les moteurs de recherche Occidentaux. Qui, eux, ne parlent que des bombardements sur l’Iran.

Dans la rhétorique Occidentale, l’embargo visait à empêcher l’Iran de financer la recherche nucléaire avec l’argent de son pétrole. Pourtant, pour montrer patte blanche, l’Iran avait signé tous les accords internationaux sur le nucléaire, et autorisé la visite des experts de l’AIEA sur ses sites d’enrichissement de l’uranium.
Contrairement à Israël qui n’a que faire des traités internationaux et des résolutions des nations unies. L’opinion publique internationale se demande d’ailleurs pourquoi des pays qui possèdent une arme veulent absolument empêcher d’autres pays, qui ne leur demandent aucune assistance, de réfléchir à comment s’en procurer également. L’acharnement américano-israélien est d’autant moins justifié que le pétrole est iranien ainsi que les ingénieurs. Surtout, le monde aimerait bien savoir comment des gens prennent-ils autant plaisir à tuer, à détruire et à haïr ? Que d’exactions commises en Palestine, à Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen et autour du monde au nom d’un étrange « droit de se défendre » non écrit mais supérieur à tous les autres droits sur Terre !

Une riposte au moins à la hauteur de l’attaque

Tout a commencé en pleine négociation sur le nucléaire iranien, lorsque les USA et Israël ont décidé d’attaquer l’Iran et de tuer son Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, 86 ans, ainsi que le chef d’état-major des Gardiens de la révolution et tous les scientifiques qui travaillent sur l’enrichissement de l’uranium dans ce pays. Depuis le 28 février, donc, la capitale, Téhéran et plusieurs villes, ports et sites stratégiques iraniens sont régulièrement pilonnés par la coalition américano-israélienne.

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Pour appuyer les installations militaires déjà en place, les américains ont fait venir dans la région quatre porte-avions transportant des bombardiers B-52, B-2 Spirit et B-1 Lancer, ainsi que des avions de combat furtifs ou de dernière génération tels que les F-15/F-18. Bref, le must, le nec plus ultra en matière d’armement moderne. Objectif : décapiter l’Exécutif iranien pour installer des pantins à la solde de l’Occident. Les cibles : aussi bien les résidences des membres de l’Exécutif que les infrastructures pétrolières, les centres d’enrichissement de l’uranium et les bases militaires. Le tout sur fond d’appels incessants du président américain Donald Trump demandant à la population iranienne de renverser le pouvoir des Mollahs pour « recouvrer la liberté ».

La riposte iranienne à l’agression américano-israélienne ne s’est pas fait attendre. Elle a été, et elle est toujours, à la hauteur de l’affront. Et comme prévu depuis juin 2025, orientée destruction complète d’Israël - ou de la Palestine occupée, c’est selon.

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En effet, bien que sous embargo depuis plus d’une décennie à cause de son pétrole (qu’il est contraint de vendre sous le manteau à la Russie et à la Chine), l’Iran avait prévenu, à l’issue de la guerre de 12 jours de juin 2025, que si Israël l’attaquait à nouveau, il n’y aurait plus de ligne rouge, et que le monde entier découvrirait un armement qui n’existe nulle part ailleurs. Israël a attaqué. Il met à exécution sa menace. De manière méthodique et hautement stratégique.

Si en juin, ses missiles devaient passer au travers des rideaux de fer américains, anglais et français avant d’aller casser la gueule à Israël, cette fois, la stratégie iranienne a consisté à commencer par mettre d’abord hors d’état de nuire les bases américaines qui protègent son ennemi. C’est ainsi que plus d’une vingtaine d’installations et de bases militaires américaines en mer et dans les pays arabes voisins de l’Iran ont été attaquées et partiellement ou totalement détruites.

Au fil du développement de la crise, les frappes iraniennes se sont étendues aux infrastructures énergétiques stratégiques et donc capitales pour Israël et les intérêts américains. Il a enfin décrété le blocus du Détroit d’Ormuz par lequel transite 20-25% du pétrole mondial, et depuis, tous les pétroliers qui se hasardent à l’emprunter sont incendiés, plongeant le monde entier dans un début de pénurie de carburant. Ce vendredi 20 mars 2026, nous en sommes à la 66ème vague de missiles sur Israël dans le cadre de l’opération « Promesse honnête 4 » !

Pearl Harbour, le Vietnam et l’Afghanistan réunis…

En moins d’une semaine d’affrontement, l'Iran s'est imposé comme la principale puissance militaire du Moyen Orient, et l’une des premières au monde. En effet, il ne lui a fallu que quelques heures pour massacrer et capturer des soldats américains et israéliens, et détruire des équipements parmi les plus chers au monde, des infrastructures dont la construction a duré de très longues années et coûté des milliers de milliards de dollars au contribuable américain.

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L’Iran frappe simultanément les installations militaires et énergétiques dans tous les pays à partir desquels les américains et les israéliens l’attaquent, avec des armes terrifiantes : les missiles stratégiques Qader-380, ainsi que les missiles hypersoniques à trajectoire variable et à fragmentation massive Khoramshar, Fattah-2 et Sejjil qui transportent des ogives à grappe brisant le projectile en centaine de petites bombes volantes. Le ministre Emirati de la défense avait déclaré que l’Iran a envoyé 137 missiles et 209 drones sur son pays pendant la seule journée du 28 février 2026 !

La déculottée américaine est une grande première depuis Pearl Harbour (Hawaï, 1941). En effet, la riposte iranienne a détruit la base aérienne d'Al-Dhafra (EAU) où se trouvent 5000 soldats US et 80 chasseurs bombardiers F16 Desert Falcon, le port de Jebel Ali qui abrite 5è flotte US et qui sert de point de ravitaillement aux porte-avions, la base aérienne de Muakaf Alsouti (Cisjordanie), la base de d'Herbile (Irak), l’aéroport international de Dubai ainsi que Meirah et le Burj Al Arab (EAU), Foujera, Al Chouffer et Manama (Bahrain), Al-Udeid (Qatar) avec ses 60 avions de chasse qui attendaient d’entrer en action, Amir Sultan et Tanu (Arabie saoudite), Arif Jan (Koweit), etc. Et depuis que Israël a attaqué ses centrales pétrolières et gazières, notamment South Pars, le plus grand champ gazier au monde, la raffinerie Ras Tanura de Saudi Aramco, les ambassades américaines à Ryadh, à Bagdad et aux EAU, etc. avec des drones Shahed volant à 1300km/h.

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En somme, plus d’une trentaine de bases militaires et autres infrastructures stratégiques. Sans oublier tous ces avions, dont des F-35, abattus par la défense anti-aérienne iranienne, ainsi que ces dizaines de soldats américains et israéliens déjà tués ou faits prisonniers. Une humiliation qui fait craindre que, pour sauver la face, Trump ne décide de faire revivre au monde les affres de Hiroshima et de Nagasaki. Une crainte d’autant plus légitime que les USA ont annoncé avoir testé un missile nucléaire capable de toucher l’Iran depuis les USA, après que l’Iran a affirmé avoir testé un missile capable de toucher les USA situés entre 9800km et 11500km de Téhéran…

Quoiqu’il en soit, la situation actuelle est une importante saignée financière pour les USA, d’autant plus que, contrairement aux missiles Tomahawk et autres Patriots qui coûtent la peau des fesses au contribuable américain, les drones Shahed et autres missiles balistiques Koramshar sont fabriqués avec du matériel local bon marché.

Les 100 premières heures de la guerre USA/Israël Vs. Iran peuvent être évaluées en milliards de dollars. Chaque tir de missile américain coûte 2 millions de dollars selon Jean-Eric Branaa, spécialiste des USA qui s’exprimait sur la chaîne M6. Pire, les radars utilisés pour diriger les systèmes de défense anti-missiles, ainsi que ceux utilisés pour guider les avions israéliens vers les cibles iraniennes et qui ont été détruits à Manama (Bahrain), à Dubaï (Emirats), au Qatar, ou en Israël peuvent coûter facilement jusqu’à 300 millions de dollars chacun. Le vol d’un seul B-2 coûte 1 million dollars, alors que 200 avions au moins sont engagés dans cette affaire.

Si l’on ajoute à cela le coût faramineux du déplacement des porte-avions, dont l’un a déjà été mis hors service par quatre missiles et des drones embargotés, Trump ne fait pas du tout une bonne affaire actuellement.

La vérité : la destruction en direct de l’Etat d’Israël

Depuis le début de la riposte iranienne, le monde entier assiste hors médias Occidentaux, à la destruction progressive de l’Etat d’Israël, et à la détresse des populations civiles obligées de se réfugier quotidiennement dans des abris souterrains.

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Enfin, à la différence des USA qui, après avoir fait un bras d’honneur à l’OTAN et à l’Ukraine, quémandent déjà le soutien de leurs alliés, l’Iran ne montre aucun signe de faiblesse, et ne demande rien à ce stade à ses principaux alliés que sont la Russie, la Chine, la Corée du Nord et le Pakistan. Ces derniers se contentent d’ailleurs, pour l’heure, de lui partager des données satellitaires relatives aux positions des bases secrètes américaines et israéliennes, et aux mouvements d’avions, de navires ou de troupes au sol.

Elargissement du front

Après avoir admiré la pluie des premiers missiles hypersoniques iraniens sur Israël, les bras séculiers de ce pays dans la région sont entrés dans la danse avec leurs roquettes : le Hezbollah depuis le Liban, et les Houtis depuis le Yémen.

En face, les USA décident d’armer les rebelles Kurdes, et Donald Trump annonce déjà sa prochaine cible : Cuba ! La France envoie son porte-avions Charles de Gaulle au front et pleure son premier soldat mort. La Turquie également menace l’Iran d’envoyer des dizaines de chasseurs F-16 à Chypre. Toutefois, le clan Occidental se fissure puisque l’Espagne et le Royaume Uni se désolidarisent du mouvement.

Le conflit impacte directement tous les pays de la région, mais aussi le monde entier. En effet, dans sa contre-attaque, l’Iran frappe tous les pays voisins à partir desquels ses ennemis attaquent.

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Si, de façon prémonitoire, la date du samedi 28 février 2026 a été choisie pour attaquer l’Iran parce qu'elle coïncidait avec l'alignement de six planètes du système solaire et la simultanéité du jeûne Musulman et du carême Chrétien, la troisième Guerre mondiale n’aura pas lieu. En tout cas, pas maintenant. Depuis le début du conflit, le reste du monde se prépare à faire face à une flambée du prix du pétrole, avec tout ce que cela sous-entend comme pénuries et inflations. En attendant, il assiste à la fin de l’hégémonie américano-occidentale et à la mort d’Israël qui se profile à l’horizon. Une catastrophe qui ne serait due finalement qu’à l’arrogance des extrémistes qui dirigent ce pays, à leur mépris affiché pour les droits humains et les conventions internationales, et à leurs penchants prononcés pour le crime, le mal et l’injustice. Malheureusement, ses crimes commis en Palestine, à Gaza, au Liban, en Syrie et en Iran risquent d’entacher toute une communauté religieuse qui n’a pourtant aucun lien avec la politique merdique de Netanyahou. Gageons que le monde soit capable de faire la différence entre la politique et la religion, car le même Dieu que tout le monde entier adore est amour et rien d’autre.

Seydou Koné

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Crise israelo-palestinienne

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